Une étude pour expérimenter le revenu de base

We’d like to fund a study on basic income—i.e., giving people enough money to live on with no strings attached. I’ve been intrigued by the idea for a while, and although there’s been a lot of discussion, there’s fairly little data about how it would work.

It’s true that we have systems in place to give people resources, but the bureaucracy and qualification requirements make it a very imperfect approximation of what most people mean when talking about a basic income. We have some examples of something close to a basic income in other countries, but we’d like to see how it would work in the US.

Quand un financier (et ex-techonologiste) de la Silicon Valley se lance dans une expérimentation du Revenu de Base, c’est que l’idée a fait un bout du chemin. Surtout quand on connait la position de celui-ci sur les inégalités. Une affaire à suivre donc…

Génération Citoyens aussi…

Génération Citoyens est un parti politique au sens juridique mais surtout un mouvement citoyen par notre engagement, notre organisation et nos actions. Les partis, tel qu’ils fonctionnent aujourd’hui en France, sont exclusifs voire même sectaires : ils détiennent la vérité, ignorent les idées – même les meilleures – qui viennent d’ailleurs.… et vont jusqu’à les combattre si elles les empêchent d’accéder en haut de l’échelle.

Nous, nous pensons que les bonnes idées n’ont pas de frontières, que personne ne détient la vérité à lui tout seul.

Vu qu’on peut mettre du « citoyen » dans n’importe quel mouvement ou parti, Jean-Marie Cavada a lancé le sien après un passage éclair chez Nous Citoyens. Et comme visiblement « citoyen » ne suffisait pas, il fallait ajouter un « officiel » pour faire bonne mesure.

Point d’étape #01 : tableau de bord des émergences politiques

Lorsque la fortune prépare le bouleversement d’un empire, elle place à sa tête des hommes capables d’en hâter la chute.

C’est sous les auspices de Machiavel (via un article d’Eric Hazan) que je lance le premier point d’étage sur les émergences politiques. Ces émergences prendront du temps, il nous faudra des loupes pour les regarder et les voir grandir. Histoire – si possible – de prendre le bon train en marche.

Depuis un mois je collecte ces initiatives qu’on nommera pudiquement de citoyennes. Si je n’ai pas mis dans ma liste des grands partis politiques, j’ai quand même ajouté les deux précurseurs : Nous Citoyens et Nouvelle Donne. L’un et l’autre ont déjà découvert les premières joies et surprises d’une campagne dans l’arène politique.

Nom du mouvement # de followers # d’actualités # d’évènements Part de visibilité # d’euros récoltés # de signatures récoltés
Nous Citoyens 11000 17 17 35 %
Nouvelle Donne 20800 1 18 32 % 6030 signataires pour le plan d’urgence
La Transition 2848 10 0 7%
Notre Primaire 849 12 0 7% 73561 signataires
Génération Citoyens 385 8 1 6%
La Primaire 2930 2 3 6% 41850€ 12798 inscriptions
Parlement & Citoyens 2790 3 0 3% 16776 membres de la communauté
Ma Voix 709 0 2 3%
La Primaire de gauche 1425 0 0 1% 14000€ 1700 volontaires dans le comité d’organisation
Société Civile 2017 52 2 0 1%
Mouvement Y 1071 0 0 0% 20674 signataires
Manifeste du 11 janvier 34 0 0 0% 4180 signataires

Note sur la méthodologie :

  • pour calculer la part de visibilité de chaque mouvement, j’ai choisi la formule suivante : =ROUND((0,2 * #1/SUM(#1) + 0,3 * #2/SUM(#2) + 0,5 *#3/SUM(#3) * 100) où :
    • #1 = nombre de followers sur Twitter
    • #2 = nombre d’actualités (sur un blog par exemple)
    • #3 = nombre d’évènements publics
  • les coefficients pour chaque facteur amènent un biais volontaire : même à l’heure du numérique, le déplacement physique aux discussions, aux échanges, aux rencontres et in fine aux urnes restera la sanction véritable du succès.
  • certains mouvements affichent des pétitions publics ou des campagnes de dons : ces chiffres – hors calcul pour la part de visibilité – pourront au fil des mois mesurer des tendances complémentaires.
  • bien sûr cette liste ne contient pas tous les mouvements d’émergence politique à l’heure actuelle en France : si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les ajouter dans les commentaires. Ils pourraient arriver dans le prochain point d’étape (en février 2016).

Une chose est sûre – et pour tout le monde – il y a du boulot !

Des anarchistes demandent à Hollande leur déchéance de nationalité

Dans la missive postée lundi, […] cinq signataires, basés sur l’île d’Oléron, demandent à François Hollande de recevoir leur « demande de déchéance de la nationalité française. Pourquoi ? Nous autres, Français de hasard, ne voulons plus être français tant que vous incarnerez cette idée de la France ». Une dizaine d’autres personnes ayant eu vent ces derniers jours de la démarche, dont le dessinateur et caricaturiste Siné, ont souhaité ajouter leur nom à la liste des signataires.

Plusieurs militants et sympathisants anarchistes basés sur l’île d’Oléron ont décidé de mettre à nu les contradictions de notre Exécutif national : rafraichissant.

Aidez-nous à libérer les comptes des communes

Les deux documents budgétaires principaux des communes sont le budget prévisionnel et le compte administratif. Si on peut constater que certaines municipalités mettent à disposition quelques informations, il n’est pas aujourd’hui possible d’obtenir simplement l’ensemble de toutes les informations relatives à cette dépense publique. Pourtant, légalement, tout citoyen a le droit de savoir comment est utilisé cet argent public. L’idée de la présente action est de dresser un bilan sur l’accessibilité des citoyens aux comptes et budgets des communes. Les résultats de cette étude feront l’objet d’une publication de l’association.

L’association Pour une Démocratie Directe a décidé d’appuyer là où ça peut faire mal : le porte-monnaie. Et propose donc de libérer les comptes des communes.

Primaire : ma réponse à Caroline De Haas

Les primaires à gauche ne sont qu’un acharnement thérapeutique proposé pour maintenir cette funeste prétendue gauche, pour la maintenir en fait en état de nuire encore et interdire le virage politique qui s’impose devant les défis de l’économie mondialisée et son cortège de tensions géopolitiques guerrières de désordres planétaires que se soit sur le plan social,climatique et au final humanitaire bien sûr. Car au delà et plus que la planète, c’est bien l’humanité qui est en danger.

M. Garand répond à Caroline De Haas dans son blog Changement de focale : je crains qu’elle mobilise et détourne l’énergie de la gauche qui n’en à pas à revendre.

Ici, nous organisons la Primaire de gauche

En France, sous la 5e République, reprendre la main passe par l’élection présidentielle. C’est un moment fondamental de la vie politique, pendant lequel les idées émergent, bougent, les rapports de force évoluent. Nous risquons d’assister à une présidentielle qui se résumera à parler “coût du travail” ou “problèmes d’immigration” et préparera de fait la voie à l’extrême-droite. Nous ne nous y résignons pas.

Nous faisons le pari que la primaire de gauche va permettre de faire émerger une alternative politique, de tracer un autre chemin, de retrouver l’envie de s’engager et nous permettre de voter pour des idées qui nous ressemblent.

Visiblement le concept de Primaire continue de faire florès : la Primaire de gauche en est une nouvelle incarnation.

Le troisième âge du suffrage universel

Le troisième âge du suffrage est celui qui voit, après les électeurs apprentis, les citoyens arbitres des luttes politiques devenir leurs otages : ils refusent le jeu et lorsqu’ils reprennent éventuellement le chemin des bureaux de vote, c’est pour empêcher plutôt que pour faire prévaloir une conviction. Les processus de sélection du personnel politique sont si peu déterminés par les citoyens qu’on peut s’étonner qu’après des décennies, ces mêmes citoyens paraissent découvrir qu’on leur impose les candidats. Le resserrement des écarts distinctifs s’accusant, l’impression s’installe qu’il n’y a même plus d’offre politique concurrente, que la compétition est un simple faux-semblant, que les candidats sont tous les mêmes et de toute façon pareillement incapables de tenir les mêmes promesses. Faute de pouvoir facilement — autrement que par des incantations — restaurer les différences entre programmes politiques, il a donc fallu réintroduire les citoyens dans la sélection préalable du personnel politique. Très modestement mais très spectaculairement.

A l’heure des Primaires en cascade, le regard d’Alain Garrigou sur l’état des pratiques du vote en France.