La fin de l’union des gauches : l’enseignement principale du dernier congrès d’EELV

En définitive, le dernier congrès d’EELV marque bien la fin d’une époque, celle de l’union des gauches inaugurée en 1981 et confirmée pour les Verts par la participation au gouvernement dans le cadre de la Gauche plurielle en 1997. Le choix – risqué – des Verts consiste à faire le pari d’un effondrement de la social-démocratie, devenue (selon eux) sociale libérale, c’est-à-dire indistincte de la droite, au profit d’une autre gauche clairement opposée au libéralisme.

Après le constat d’Emmanuel Todd (Déjà, si ça pouvait conduire à un engagement simple, chez les jeunes : « Plus jamais nous ne voterons PS ! » Je me porte beaucoup mieux, c’est une libération spirituelle, depuis que j’ai fait ce serment pour moi-même.), c’est au tour d’EELV d’entériner « officiellement » la rupture avec le PS. Il faut croire que l’échec de Sandrine Rousseau aux régionales 2015 dans le Nord – Pas de Calais – Picardie n’a pas entamé ses convictions, ni celui de son parti.

Les Jours Heureux pour une ré-actualisation du programme « Les Jours Heureux » du Conseil National de la Résistance (CNR) aux enjeux actuels.

– Plusieurs dizaines d’auteurs reconnus co-écrivent des propositions de loi, l’ensemble forme le Pacte.
– Création d’une dynamique intergénérationnelle
– Publication du manifeste « Les Jours Heureux – Le Pacte »
– Plus d’un million de citoyens signent le Pacte
– 100 000 citoyens participent à des événements festifs en soutien
– Plusieurs candidats signent le Pacte
– Agenda de mobilisation « Les 100 jours de la République » mis en place pour veiller à la mise en œuvre du Pacte
– Gouvernance du pilotage du mouvement par la sociocratie

Si le projet en est encore à la phase 1 (Co-écrire avec la société civile le Pacte / Co-construire la Stratégie, la future plateforme web / Créer des liens avec les Mouvements et les Réseaux citoyens), la brochette des soutiens est déjà importante : Marie-Monique Robin, Corinne Lepage, Jean Gadrey, Dominique Plihon, Geneviève Azam, Gaël Giraud et tant d’autres. Heureusement quand même qu’il reste un peu de temps avant le million de signatures pour ces Jours Heureux.

#EnMarche vise aussi les législatives de 2017

Mais, selon lui, le vrai sujet, «ce sont les législatives», qui nécessitent un autre dimensionnement qu’une boutique sans implantation sur l’ensemble du territoire. En clair, trouver suffisamment de candidats à la députation, les faire élire, de sorte à disposer d’un groupe suffisamment puissant à l’Assemblée nationale pour composer une majorité avec d’autres partis. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Emmanuel Macron n’a lancé ni un club ni un think tank, mais bien un parti. Une formation politique capable «de faire émerger de nouvelles têtes», dixit un proche du ministre, mais surtout habilitée à distribuer, le cas échéant, des investitures…

Avec En Marche, Emmanuel Macron s’est créé un parti à son image : Laurent Bigorgne – directeur de l’institut Montaigne, think tank libéral – à l’ouverture et Liegey Muller Pons – startup électorale – au démarchage de militants qui commence par un « parcours bien fléché » sur le site web. Et il garde bien en tête les législatives : le financement public y est attaché, la capacité à négocier des investitures aussi (les députés écologistes de 2012 s’en souviennent peut-être).

Nous la majorité, on se remonte tous les manches et on y va !

Une force véritablement citoyenne capable de l’emporter, comme Grenoble, Saillans, Podemos ou l’Islande l’ont montré.

Malgré quelques tentatives isolées, un tel mouvement n’a pour l’instant encore jamais émergé en France sous une forme susceptible de remporter une élection nationale. A nous simples citoyens, cela semble au-dessus de nos forces. Dans notre immense majorité, nous ne sommes pas attirés par l’engagement public et encore moins par le pouvoir. Mais face à la déroute des partis auxquels nous n’accordons plus notre confiance à un point tel qu’au premier tour, la moitié d’entre nous n’ont pas voté alors même que tous les sondages annonçaient la victoire du Front national, c’est à nous que revient la responsabilité de réunir nos énergies pour interrompre la spirale nationaliste par la victoire des idées, et plus jamais par l’abdication des idées consistant à voter pour le camp que l’on combat, à seules fins de faire barrage à l’extrême-droite.

Nous la majorité est un mouvement citoyen initié du côté de Marseille : objectif reprendre la démocratie à sa racine, se relier au sein d’une Assemblée nationale constituante pour construire le projet citoyen de la 6e république, remporter les présidentielles et législatives de 2017 et mettre en place les institutions qui mettront un terme au naufrage politique de la 5e république. Le tout dans les 16 mois qui arrivent ! Eux aussi ont du pain sur la planche…

En avril 2016, Isabelle Attard parcourra le Bessin et la Côte de Nacre à pied

Pour Ouest France :

Pour imaginer cet avenir, Isabelle Attard a prévu de marcher seize jours à travers la circonscription. « Pour aller à la rencontre des habitants, pour parler politique au sens noble, recueillir des témoignages, alimenter la réflexion… Pour assurer une réponse collective au terrorisme, à la violence et à la misère. »

Et pour La Manche Libre, ça donne :

Elle vient d’annoncer qu’elle parcourrait le Bessin et la Côte de Nacre à pied au mois d’avril prochain, pour « mettre la démocratie en marche », à l’image du député béarnais Jean Lassalle en 2013.

Ma Voix. Nous allons entrer à l’Assemblée Nationale. En juin 2017.

Ma Voix est un projet citoyen avec les Législatives 2017 en ligne de mire.

Nous ne voulons plus signer de chèque en blanc à des partis politiques.

Nous allons construire une offre politique qui ressemble au monde que nous dessinons jour après jour : libre, connecté, coopératif, interdépendant, concret.

Nous voulons que chacun de nos actes soit émancipateur pour nous tous.

Nous voulons prendre notre place à la table des décisions.

Nous voulons co-construire le monde tel que nous, les gens, l’aurons décidé.

Nous nous mettons en marche de manière collective, horizontale, débarrassée des quêtes de pouvoirs personnelles et des postures partisanes stériles.

Nous allons entrer à l’Assemblée Nationale.

En juin 2017.

Une affaire à suivre