La fin de l’union des gauches : l’enseignement principale du dernier congrès d’EELV

En définitive, le dernier congrès d’EELV marque bien la fin d’une époque, celle de l’union des gauches inaugurée en 1981 et confirmée pour les Verts par la participation au gouvernement dans le cadre de la Gauche plurielle en 1997. Le choix – risqué – des Verts consiste à faire le pari d’un effondrement de la social-démocratie, devenue (selon eux) sociale libérale, c’est-à-dire indistincte de la droite, au profit d’une autre gauche clairement opposée au libéralisme.

Après le constat d’Emmanuel Todd (Déjà, si ça pouvait conduire à un engagement simple, chez les jeunes : « Plus jamais nous ne voterons PS ! » Je me porte beaucoup mieux, c’est une libération spirituelle, depuis que j’ai fait ce serment pour moi-même.), c’est au tour d’EELV d’entériner « officiellement » la rupture avec le PS. Il faut croire que l’échec de Sandrine Rousseau aux régionales 2015 dans le Nord – Pas de Calais – Picardie n’a pas entamé ses convictions, ni celui de son parti.

Une plongée dans feu-les primaires de gauche

Ils ne savaient pas du tout à quoi s’attendre. S’inquiétaient. Y aurait-il du monde ? Qui viendrait ? Pour la première réunion publique, les initiateurs de la primaire à gauche organisent un lancement à La Bellevilloise, une salle de concert parisienne du XXe arrondissement, début février. Ce soir-là, la salle est bondée. Chacun est invité à laisser 15 euros pour participer à la location. Les écologistes Cécile Duflot, Emmanuelle Cosse, les députés frondeurs PS Pascal Cherki, Laurent Baumel, Christian Paul, le porte-parole du PCF Olivier Dartigolles, sont là. « Il y avait une bonne présence des chefs, a apprécié Guillaume Duval, qui dirige la rédaction d’Alternatives économiques. C’était important, même si c’était aussi un peu ambigu. » La plupart ont été installés au premier rang. On s’écoute et on se tutoie. Grande silhouette plantée sur l’estrade, Yannick Jadot présente la primaire comme la perspective d’un espoir et d’une aventure. Micro à la main, Thomas Piketty s’enthousiasme à son tour des 75 000 signatures qui ont rejoint l’appel, et surtout des gens qui écrivent qu’ils veulent organiser des débats dans toute la France.

Charlotte Rotman revient sur la fièvre des primaires à gauche : l’histoire d’une désolation, en attendant le 3ème épisode.

Nouvelle Donne annonce un candidat masqué pour sa primaire interne

Les adhérents avaient jusqu’au 18 mai 2016 à 12h pour présenter leur candidature. A cette échéance, 8 personnes ont envoyé les documents nécessaires, nous vous invitons à les découvrir : Gaël Drillon, Vincent Bresson, Candidat Masqué, Dominique Deharbe, Matthias Rambourg, Bernard Ruffin, Philippe Wolfrom, Pierre Larrouturou.

Si la candidature de Pierre Larrouturou était attendu, celle d’un Candidat Masqué est autrement plus intéressante : visiblement issue d’un comité local des Alpes-Maritimes, elle marque d’une nouvelle pierre blanche les essais balbutiants de faire de la politique autrement. Le collectif MaVoix avait ouvert une voie – on attend les résultats à Strasbourg pour en mesurer l’impact.

On relèvera aussi la position plus iconoclaste encore de Dominique Deharbe : je suis donc le candidat par défaut de ceux qui pensent qu’il faut zapper définitivement cette chimérique primaire de la Gauche. En tout cas les primaires sont aussi à l’oeuvre chez Nouvelle Donne.

Les Jours Heureux pour une ré-actualisation du programme « Les Jours Heureux » du Conseil National de la Résistance (CNR) aux enjeux actuels.

– Plusieurs dizaines d’auteurs reconnus co-écrivent des propositions de loi, l’ensemble forme le Pacte.
– Création d’une dynamique intergénérationnelle
– Publication du manifeste « Les Jours Heureux – Le Pacte »
– Plus d’un million de citoyens signent le Pacte
– 100 000 citoyens participent à des événements festifs en soutien
– Plusieurs candidats signent le Pacte
– Agenda de mobilisation « Les 100 jours de la République » mis en place pour veiller à la mise en œuvre du Pacte
– Gouvernance du pilotage du mouvement par la sociocratie

Si le projet en est encore à la phase 1 (Co-écrire avec la société civile le Pacte / Co-construire la Stratégie, la future plateforme web / Créer des liens avec les Mouvements et les Réseaux citoyens), la brochette des soutiens est déjà importante : Marie-Monique Robin, Corinne Lepage, Jean Gadrey, Dominique Plihon, Geneviève Azam, Gaël Giraud et tant d’autres. Heureusement quand même qu’il reste un peu de temps avant le million de signatures pour ces Jours Heureux.

La Vraie Primaire propose 2 candidats (pour l’instant)

Pour un électeur, la Vraie Primaire est :
– Un moyen de me faire entendre dans le débat présidentiel.
– L’occasion de soutenir des candidats et des idées en dehors des partis.
L’inscription est gratuite.

Pour un candidat, la Vraie Primaire est :
– Un ascenseur vers la présidentielle de 2017.
– Une tribune politique.
– L’inscription commence par une proposition de candidature. Il y a 500 euros de frais de dossier.

Donc deux candidats ont d’ores et déjà mis 500 euros sur la table de la Vraie Primaire : Mathieu Leporini et Édouard de Broglie. Ils ont désormais jusqu’au mois d’août pour décrocher leurs 1000 soutiens.

La #PrimaireDesFrançais sort du bois

Si comme 78% des Français, vous souhaitez pouvoir voter en 2017 pour un(e) candidat(e) hors des partis politiques,
Si comme 3 Français sur 4, vous souhaitez une transformation de la France,
Si contre le verrouillage de la parole citoyenne, vous souhaitez dire ça suffit !
Signez pour la Primaire des Français !

Depuis le temps qu’on la sentait venir, les petits partis de France se lancent donc dans la course à l’organisation d’une primaire : celle-ci s’appelle donc La Primaire des Français. Visiblement ils espèrent obtenir rapidement « 500.000 signatures » pour faire avancer le projet d’une plateforme commune.

Nous la majorité, on se remonte tous les manches et on y va !

Une force véritablement citoyenne capable de l’emporter, comme Grenoble, Saillans, Podemos ou l’Islande l’ont montré.

Malgré quelques tentatives isolées, un tel mouvement n’a pour l’instant encore jamais émergé en France sous une forme susceptible de remporter une élection nationale. A nous simples citoyens, cela semble au-dessus de nos forces. Dans notre immense majorité, nous ne sommes pas attirés par l’engagement public et encore moins par le pouvoir. Mais face à la déroute des partis auxquels nous n’accordons plus notre confiance à un point tel qu’au premier tour, la moitié d’entre nous n’ont pas voté alors même que tous les sondages annonçaient la victoire du Front national, c’est à nous que revient la responsabilité de réunir nos énergies pour interrompre la spirale nationaliste par la victoire des idées, et plus jamais par l’abdication des idées consistant à voter pour le camp que l’on combat, à seules fins de faire barrage à l’extrême-droite.

Nous la majorité est un mouvement citoyen initié du côté de Marseille : objectif reprendre la démocratie à sa racine, se relier au sein d’une Assemblée nationale constituante pour construire le projet citoyen de la 6e république, remporter les présidentielles et législatives de 2017 et mettre en place les institutions qui mettront un terme au naufrage politique de la 5e république. Le tout dans les 16 mois qui arrivent ! Eux aussi ont du pain sur la planche…

Le Democratol ? LE remède contre la frustration électorale et l’impuissance politique

La frustration électorale est une maladie virale qui sévit dans notre pays. Après de nombreuses années de recherche et des tests cliniques rigoureux, l’équipe de LaPrimaire.org a mis au point le Democratol, un énergisant politique qui attaque et guérit les symptômes de la frustration électorale.

En distribuant du Democratol, vous contribuez à lutter contre la frustration électorale et l’impuissance politique… avec le sourire 🙂 En effet, le Democratol invite les citoyens à s’inscrire sur LaPrimaire.org en vue de choisir leurs candidats pour l’élection présidentielle de 2017.

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L’équipe LaPrimaire.org a lancé sa campagne décalée avec ce superbe médicament : le Democratol

La montagne institutionnelle et la souris primaire

En résumé, les uns veulent des primaires pour imposer le candidat du PS, les autres pour le contourner.

Le risque de voir les primaires déboucher sur un scénario déjà vécu peut-il être évité ? La démarche peut-elle empêcher la légitimation une fois de plus d’un parti et d’un candidat en contradiction avec les thèmes qu’on lui demandera de porter, puis d’un Président qui, de toute façon, est institutionnellement irresponsable. Certainement pas avec la présidentielle qui, justement, ne favorise pas la raison, mais les effets de personnalisation. Les signataires, de façon d’ailleurs allusive, en ont une conscience fugitive lorsqu’ils déclarent « Nous ne changerons pas de République d’ici 2017, et tout reste suspendu à l’élection présidentielle-reine ». Le problème est qu’ils ne cherchent pas à la changer en général.

S’il reconnait aux demandeurs de primaires une certaine fraicheur, André Belon plaide plutôt pour une constituante à travers l’association qu’il préside : Pour une Constituante.

Primaire : ma réponse à Caroline De Haas

Les primaires à gauche ne sont qu’un acharnement thérapeutique proposé pour maintenir cette funeste prétendue gauche, pour la maintenir en fait en état de nuire encore et interdire le virage politique qui s’impose devant les défis de l’économie mondialisée et son cortège de tensions géopolitiques guerrières de désordres planétaires que se soit sur le plan social,climatique et au final humanitaire bien sûr. Car au delà et plus que la planète, c’est bien l’humanité qui est en danger.

M. Garand répond à Caroline De Haas dans son blog Changement de focale : je crains qu’elle mobilise et détourne l’énergie de la gauche qui n’en à pas à revendre.