Nouvelles règles relatives aux groupes d’experts au sein de l’UE : vers plus de transparence ?

La Commission a adopté ce jour de nouvelles règles concernant la création et le fonctionnement des groupes consultatifs d’experts qui fournissent une expertise externe destinée à éclairer le processus d’élaboration des politiques. La décision en question établit un ensemble unique de règles et de principes visant à accroître la transparence, à éviter les conflits d’intérêts et à garantir une représentation équilibrée des intérêts. Les nouvelles règles sont contraignantes pour l’ensemble des services de la Commission.

Des règles changent au niveau européen : reste à voir si ce nouveau règlement permettra que le processus se déroule de manière transparente et équilibrée. En tout cas les appels à candidatures d’expertise seront désormais publics et ouverts. Il s’agit des premiers fruits des travaux de la Médiatrice à la suite de son enquête d’initiative.

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Augmenter la visibilité financière de toutes les entreprises pour sécuriser leurs salariés

#1. Companies of a certain size (e.g. # of employees) should publicly disclose some point-in-time or backward-looking figures (employees, last-twelve-months revenue, assets, regulatory developments). Determining which figures will require some thought. For some companies, like social networks or biotechs, revenue may not be a focus early on and therefore may not be relevant (see: Instagram before monetization). Whether it’s revenue or assets or an investigation, the goal should be to provide some basic information that helps current and future employees, investors, and other partners make better decisions.
#2. Companies should privately disclose operating performance to their current employees. This could take the form of a “data room” where some information is allowed to be viewed but can’t be dowloaded or copied. This isn’t a foolproof solution. The more people who are exposed to information the greater the likelihood that it spreads. But there are companies that do this currently and try as I might I don’t see anything about their performance floating around the internet. There are also a few companies who provide tremendous transparency. Buffer, the social media start-up, is one: the company provides tremendous disclosure around salaries, KPIs, revenues, etc.

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Quand une startup s’effondre, ces sont d’abord les salariés qui trinquent : à partir de ce constat, Stuart Willson propose des pistes pour améliorer l’information de ces acteurs sur l’état de leur propre entreprise (avec en ligne de mire la publication des rapports financiers des entreprises côtées devenu obligatoire à partir de 1933 – lors de l’autre grande crise).

En France, on relèvera que le conflit social à la Netscouade est né de la lecture des données financières de la société : un salarié s’était rendu compte que les associés s’étaient partagé 150 000 euros de dividendes. Quelques temps plus tard, un groupe de salariés exposera sur la place publique leurs revendications (liées à l’application des 35h en particulier) : une première pour une société du numérique à la française dont se serait bien passé son patron, Benoît Thieulin, ex-président du Conseil national du numérique et proche du PS.

Les Norvégiens peuvent connaître les impôts de tous leurs concitoyens

Cela peut nous paraître étrange, mais les Norvégiens savent combien leurs concitoyens gagnent et combien ils paient d’impôts… depuis 200 ans. Quand ils remplissent leurs déclarations d’impôt sur Internet chaque mois d’octobre, celles-ci deviennent en effet accessibles à tous, permettant aux voisins et collègues de se pencher sur leurs données financières personnelles.
Comme pratique de bonne gouvernance, l’exemple norvégien paraît proposer ce qui se fait de mieux en matière de transparence ; mais cette politique s’accompagne de nuances importantes.
Tout d’abord, lorsqu’un Norvégien regarde les données d’impôts de son voisin, une notification est envoyée par courriel automatisé au dit voisin pour l’en avertir. Ceci constitue une garantie essentielle de surveillance réciproque. La seule exception concerne les médias du pays qui peuvent accéder aux données financières en toute discrétion.

Pendant que nos élus ergotent pour trouver la bonne couleur de gris sur la transparence de leur propre patrimoine, les Norvégiens bénéficient d’une ancienneté pluri-centennale en terme de visibilité. De quoi remettre les questions techniques au bon endroit, c’est à dire très loin.

Comment du web scrapping est devenu un révélateur du lobbying et de la corruption au Pérou

One of the most impressive uses of Manolo – a bunch of web scrapers written with Scrapinghub’s popular Python framework Scrapy – was when a journalist used it to find out that the legal representative of a company that signed numerous and extremely profitable construction contracts with the government was a regular visitor to the President’s residence building. According to the data scraped by Manolo, this representative visited some of the closest allies of the president 33 times. He was already under investigation because his company pocketed the money from the contracts and never built anything.

Deux jeunes péruviens ont lancé un analyseur des visites de lobbying dans les différents ministères et organes gouvernementaux : Manolo. Et quand les journalistes s’en servent, les scandales remontent à la surface : une bonne leçon de démocratie citoyenne.